- Les coûts
Les coûts continuent à être
le critère principal de choix entre différents
modes de transport et conditions.
Cependant, le coût d’un système
ne dépend pas uniquement du tarif applicable,
mais aussi des autres facteurs listés ci-dessous.
- Les délais
Les clients définissent les échéances
de livraison. L’objectif est toujours de
trouver l’équilibre idéal
entre les coûts des moyens de transport
et les délais de transit et de transport.
Dans un contexte de juste à temps, l’objectif
d’un système de transport par ordres
est de compter 14 jours entre la réception
de l’ordre de transport et la distribution
chez le client final.
A contrario, la plupart des configurations de
transport actuelles considèrent approprié
de compter entre 30 et 60 jours de délai.
Celui-ci peut d’ailleurs augmenter lorsque
de grande quantité de stock sont accumulées
(ce qui fut en particulier le cas lors de la crise
qui toucha le secteur automobile à la fin
2008 et pendant une partie de l’année
2009).
- Le nombre de rupture
de charges intermédiaires
Un autre enjeu réside dans la recherche
du bon équilibre entre le nombre de rupture
de charges et les coûts. En effet, la combinaison
de différents modes de transport dans le
but de réduire le coût global de
la distribution augmente mécaniquement
le nombre de rupture de charges.
Plus le nombre de rupture de charges intermédiaires
est grand, plus la probabilité d’avaries
sera importante, les délais élevés
et moins le système global sera fiable.
- Les avaries
Les véhicules sont des biens à forte
valeur requérrant donc un transport de
qualité. Une manutention soigneuse, spécialisée
et planifiée afin d’éviter
au maximum les avaries sur le véhicule,
est donc l’objectif pour minimiser les coûts
et délais engendrés par les dysfonctionnements
qualitatifs de la chaîne logistique.
- La flexibilité
Le système doit être flexible et
adapté aux besoins du client. Chaque constructeur
possède son propre système de fonctionnement
interne, ses propres caractéristiques de
production et son propre réseau commercial.
La logistique du prestataire doit donc être
construite sur mesure adaptée à
chaque client afin de ne pas pénaliser
les opérations internes du constructeur.
De plus, les saisonnalités de la production
et des ventes de véhicules signifie que
le prestataire logistique est dans l’obligation
d’avoir une flexibilité permettant
d’absorber les fluctuations des volumes.
Il s’agit :
- de ne pas bloquer l’usine:cas où
la capacité d’évacuation de
l’opérateur serait insuffisante)
- de ne pas provoquer de perte de chiffre d’affaires
pour le constructeur: cas où l’opérateur
serait en retard dans la livraison au point de
destination finale, en particulier lorsque les
gouvernements locaux mettent à disposition
des primes d’incitation à l’achat
de véhicules limitées dans le temps
et bornées par un montant global (premiers
à commander, premiers servis), comme ce
fut le cas du gouvernement allemand en 2009)
- La fiabilité
de la distribution
Ce concept a eu une importance limitée
jusqu’à présent dû au
fait que la distribution est plutôt guidée
par les volumes de production. La tendance est
cependant désormais orientée vers
des ordres juste à temps. De plus, l’augmentation
de l’utilisation du juste à temps
accroît désormais l’importance
de la fiabilité sur la chaîne de
distribution.
- Les alternatives
En complément de la flexibilité,
toute configuration logistique doit pouvoir s’appuyer
sur des solutions alternatives fiables. L’objectif
est d’être en mesure de couvrir et
gérer toute contingence causée par
des grèves, défaillance du fournisseur
principal, etc.