| Croissance
de la production automobile turque
La
production automobile turque a subi une forte croissance
depuis 2005.
Selon
l’OICA (International Organization
of Motor Vehicle Manufacturers), la production
automobile totale turque a augmenté de 108
328 véhicules (véhicules particuliers
et industriels confondus) entre 2005 et 2006, passant
ainsi de 879 452 à 987 780 véhicules
produits par an et malgré un placement à
la 24ème place des pays constructeurs, sa
production a augmenté de 25% entre 2005 et
2007.
Cette
croissance n’est pas sans poser de problème.
En 2006, la Turquie atteignait 81% de sa capacité
de production (Source : ECG Octobre 2007). Le pays
était alors confronté à un
problème structurel d’adéquation
des infrastructures (ports, routes..) et des moyens
de transport permettant de répondre à
un tel niveau de production.
Un
engorgement croissant de la Turquie
En
2008 la Turquie exporte 70 % de sa production automobile
(cinq fois plus que cinq ans plus tôt), cela
lui permet ainsi de dégager un excédent
commercial sur le poste automobile. La production
automobile représente pour ce pays le deuxième
secteur d’activité derrière
le tourisme, ce qui encourage les autorités
turques à essayer d’attirer les constructeurs
automobiles.
Implantation
des constructeurs automobiles
Sur
le plan géographique, les équipementiers
automobiles se concentrent principalement dans la
région de Marmara, notamment à Bursa
où l’on trouve deux unités de
production automobile (Fiat, Renault) et deux zones
industrielles dédiées. Les autres
sites de production sont situés à
Istanbul, Izmir, Kocaeli, Ankara, Konya, Adana et
Manisa.
Unités
produites par constructeur en 2008 en Turquie (tous
types de véhicules confondus):
-
RENAULT OYAK : 286 695
- FORD OTOSAN : 268 761
- TOFAS (FIAT) : 183 777
- TOYOTA : 126 596
- HYUNDAI ASSAN : 80 960
- HONDA TURKIYE : 50 065
- MERCEDEZ BENZ TURK : 20 317
- ISUZU ANADOLU : 6 289
- OTOYOL (IVECO) : 578
Source
: http://oica.net/
D’autres
constructeurs implantés en Turquie produisent
environ 55 000 unités par an : UZEL, KARSAN,
BMC, TEMSA, OTOKAR, MAN TURKIYE et ASKAM.
Infrastructure
-
Les ports
La Turquie compte plus de 8000 km de côtes
sur 4 mers (Mer Noire, l'Egée, la Méditerranée
et la Mer de Marmara). N'étant pas un pays
de tradition maritime, la Turquie ne dispose pas
de ports avec des infrastructures adéquates
à une telle explosion de production automobile
(zones de chargement / déchargement, entrepôt
sous douane, zones de transit, etc.).
Les principaux ports du pays sont Istanbul, Izmir,
Gemlik et Mersin. La Turquie est au 17° rang
mondial des flottes commerciales avec 150 ports
de commerce et une capacité de transport
de 120 millions de tonnes de fret par an.
Les ports du pays sont exploités par l'Etat
et gérés par les sociétés
étatiques T.D.I (Türkiye Denizcilik
Isletmeleri) et T.C.D.D (Tûrkiye Cumhuriyeti
Devlet Demir Yollari).
(Source : http://www.septimanie-export.com/fr/fiches-pays/turquie/acces-au-marche)
-
Les routes
Le réseau routier turc se compose de 60.000
km de routes (asphaltées à plus de
80%), dont plus de 1500 km d'autoroutes. D'après
les estimations du Ministère des Transports
turc, 76% du transport de marchandises emprunte
la route. Ces dix dernières années,
le gouvernement a lancé de vastes programmes
d'investissements en vue d'améliorer le réseau
routier. La création de plusieurs tronçons
est ainsi en projet : Ankara-Pozanti, Pozanti-Tarsus,
Gaziantep-Sanliurfa et Bursa-Izmir, avec l'aide
de la Banque Mondiale.
La principale autoroute du pays relie Ankara à
Istanbul, puis est prolongée jusqu'à
Edirne, à la frontière grecque. Près
de 90% du trafic de marchandises et 95% du trafic
de passagers se réalise par la route. Depuis
1993, la Turquie applique la convention CMR.
- Le train
La Turquie ne compte pas avec un ferroviaire très
développé. En 2006, le réseau
se réduisait à une seule ligne de
263 km entre Istanbul et la frontière Bulgare.
(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Transport_ferroviaire_en_Turquie)
Actuellement,
la Commission européenne indique que la compagnie
d’Etat turque possède un monopole empêchant
le développement du marché ferroviaire
et enregistre de fortes pertes. L’infrastructure
doit par ailleurs être modernisée pour
assurer la bonne compatibilité avec le réseau
européen. La Turquie doit adopter la nouvelle
loi sur les chemins de fer élaborée
en 2008, mais la démarche semble plus longue
et lente que prévue.
(Source :http://europa.eu/legislation_summaries/enlargement/ongoing_enlargement/community_acquis_turkey)
Cependant,
récemment en 2009, il a été
remarqué la volonté de la direction
générale des chemins de fer turcs
(TCDD) de modernisation des infrastructures ferroviaires
passant par une augmentation de la capacité
de transport ainsi que par le développement
d’un réseau de communications fiable.
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